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	<title>Convoiter l'impossible</title>
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		<title>Convoiter l'impossible</title>
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		<title>Transformer les m&#233;dias</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Transformer les m&#233;dias</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un diagnostic, des cibles : &#224; actualiser&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://henri-maler.fr/-Sur-les-medias-.html" rel="directory"&gt;Sur les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Propositions-+.html" rel="tag"&gt;Transformer les m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://henri-maler.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/transformer_les_medias-f7e2b.jpg?1726251038' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contribution &#224; un ouvrage collectif intitul&#233; &lt;i&gt;2012 : les sociologues s'invitent dans le d&#233;bat&lt;/i&gt;, coordonn&#233; par Louis Pinto et paru en f&#233;vrier 2012, aux &#233;ditions du Croquant dans la collection Savoir/Agir : une contribution synth&#233;tique qui, dans les limites d'un nombre de signes limit&#233;, pr&#233;sentait quelques propositions de transformation des m&#233;dias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contribution publi&#233;e &#233;galement sur le site d'Acrimed.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; actualiser et compl&#233;ter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transformer les m&#233;dias&lt;/center&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La conjugaison de la &#171; r&#233;volution num&#233;rique &#187; et de la d&#233;r&#233;gulation lib&#233;rale bouleverse l'ensemble du paysage m&#233;diatique : elle favorise la cr&#233;ation de nouveaux supports et redistribue la place et les rapports entre ceux qui existaient jusqu'alors ; elle acc&#233;l&#232;re la concentration et la financiarisation des m&#233;dias priv&#233;s ; elle modifie les rapports de forces entre les diff&#233;rents acteurs technologiques et &#233;conomiques ; elle affecte les droits des cr&#233;ateurs et transforme leur r&#244;le ; elle &#233;branle le journalisme professionnel (les conditions d'emploi et les pratiques). Mais plus que jamais c'est la recherche du profit qui gouverne ces transformations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;l&#233;ments de diagnostic&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les concentrations des m&#233;dias priv&#233;s sont &#224; la fois transnationales (m&#234;me si ses effets en France restent peu perceptibles), multim&#233;dias (et conglom&#233;rales puisqu'elles touchent des pans entiers de la culture et des loisirs) et financiaris&#233;es : entendons par l&#224; qu'elles ne visent pas &#234;tre seulement rentables, mais profitables. Ces concentrations n'englobent plus seulement les m&#233;dias devenus traditionnels. Elles font intervenir, dans les domaines de l'information, de la culture et du divertissement, de nouveaux et puissants acteurs. Les groupes m&#233;diatiques traditionnels (en France : Dassault, Lagard&#232;re, Bouygues, etc.), g&#233;ants, hier encore, de la production et de la diffusion des contenus sont des nains sur le plan &#233;conomique, compar&#233;s aux g&#233;ants des t&#233;l&#233;communications, de l'industrie &#233;lectronique et d'Internet : la confrontation est d'ores et d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre. La r&#233;gulation, l'arbitrage ou le contr&#244;le (comme on voudra&#8230;) de ces transformations par des pouvoirs publics garants de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sont d&#233;risoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'invention, &#224; un rythme in&#233;dit, de nouveaux supports technologiques (Internet, t&#233;l&#233;phonie mobile, I-Pad, livre num&#233;rique, etc.) et la diversification, voire la fragmentation, de l'offre modifient les usages des divers supports et redistribuent leurs places respectives. S'il faut se garder des proph&#233;ties, enthousiastes ou catastroph&#233;es, force est de constater que les transformations des modes de diffusion et de consommation appellent des transformations des contenus et des financements qui ne soient pas soumises aux seules &#171; lois du march&#233; &#187;. La multiplication des tuyaux n'est en rien une garantie de la qualit&#233; et de la diversit&#233; des contenus et de leur production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dis-moi qui te paie, je te dirai qui tu es &#187; : si cette formule est un raccourci, elle n'est pas d&#233;nu&#233;e de toute pertinence, au moment o&#249; les modes de financement se transforment, se diversifient et se d&#233;placent, avec les mutations de l'offre et des usages. Le mod&#232;le &#233;conomique du double financement de la presse &#233;crite par le lectorat et la publicit&#233; est durement touch&#233;. Les reculs des t&#233;l&#233;visions et des radios g&#233;n&#233;ralistes ne sont pas compens&#233;s par les fragmentations th&#233;matiques ou locales. Les m&#233;dias du secteur public voient leurs ressources rar&#233;fi&#233;es. Les m&#233;dias du secteur associatif sont laiss&#233;s &#224; l'abandon. Les acteurs ind&#233;pendants, sur Internet, sont loin de disposer des moyens suffisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, une &#171; course-poursuite &#187; est engag&#233;e entre, d'une part, le d&#233;veloppement d'Internet et des libert&#233;s qu'il offre et, d'autre part, les forces d&#233;ploy&#233;es, comme ce fut toujours le cas avec les nouveaux supports m&#233;diatiques, pour les livrer &#224; l'appropriation priv&#233;e (et lucrative) et au contr&#244;le (voire la censure) &#233;tatique. Parmi les cons&#233;quences des projets et les mesures qui visent &#224; conforter l'emprise &#233;conomique et politique du lib&#233;ralisme autoritaire (mais peut-&#234;tre s'agit-il l&#224; d'un pl&#233;onasme&#8230;), on peut citer par exemple la num&#233;risation des livres par Google, les privil&#232;ges accord&#233;s aux logiciels payants, les remises en cause p&#233;riodiques de la &#171; neutralit&#233; du net &#187;, la &#171; Loi d'Orientation et de Programmation Pour la S&#233;curit&#233; Int&#233;rieure &#187; (dite Lopps1) adopt&#233;e en 2002 et &#171; Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187; (dite Loppsi2), adopt&#233;e en 2011, qui organisent la traque des internautes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transformations en cours d&#233;placent les fronti&#232;res d&#233;j&#224; poreuses entre les divers producteurs d'information et de culture, en g&#233;n&#233;ralisant les informations et les cr&#233;ations b&#233;n&#233;voles et gratuites. Elles mettent &#224; rude &#233;preuve les droits des journalistes, des auteurs de livres et des cr&#233;ateurs. La g&#233;n&#233;ralisation de l'existence des articles et des livres sur divers supports s'effectue au d&#233;triment de leurs auteurs. Et sous couvert de prot&#233;ger les droits des cr&#233;ateurs, la loi Hadopi ent&#233;rine le d&#233;p&#233;rissement des droits d'auteur des journalistes et consacre l'emprise des artistes les mieux r&#233;mun&#233;r&#233;s et des soci&#233;t&#233;s de perception des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'effet conjugu&#233; (et apparemment paradoxal) de la mont&#233;e en puissance des contributions b&#233;n&#233;voles particuli&#232;rement sur Internet (&#171; blogs &#187;) et de la recherche de la rentabilit&#233; ou de la profitabilit&#233; maximale, les conditions de travail et les productions des journalistes professionnels ne cessent de se d&#233;grader. L'extension du journalisme pr&#233;caire (et sous-pay&#233;) et l'intensification des rythmes de travail, la g&#233;n&#233;ralisation d'un journalisme de flux (et de recyclage des d&#233;p&#234;ches d'Agence de presse) et de scoops spectaculaires au d&#233;triment, le plus souvent (mais pas toujours&#8230;) du journalisme d'enqu&#234;tes, la domination d'une minorit&#233; d'&#233;ditocrates sur une majorit&#233; de soutiers de l'information constituent des tendances lourdes que ne parviennent pas &#224; enrayer quelques contre-tendances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques cibles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des transformations d'une telle ampleur, les r&#233;ajustements marginaux ne suffisent pas et les r&#233;formes partielles, aussi souhaitables soient-elles, ne seront que de simples &#233;chardes si elles ne s'inscrivent pas dans une perspective d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les propositions qui suivent ne sont que des fragments d'une utopie concr&#232;te qui, pour &#234;tre effectivement rationnelle, devrait tenir compte de plusieurs contraintes. En effet, les transformations en profondeur du paysage m&#233;diatique ne peuvent aboutir sans transformations du syst&#232;me politique dont le paysage m&#233;diatique est n&#233;cessairement solidaire. En outre, ces m&#234;mes transformations d&#233;pendent pour une large part de la mise en cause de trait&#233;s et de directives europ&#233;ennes domin&#233;es par un lib&#233;ralisme &#233;conomique sans frein. Elles d&#233;pendent enfin et par cons&#233;quent de rapports de forces sociaux et politiques, nationaux et europ&#233;ens, qui devraient inciter &#224; distinguer des objectifs &#224; court terme et des objectifs &#224; plus long terme qui, vis&#233;s &#224; travers les premiers, peuvent &#234;tre - provisoirement, on l'esp&#232;re - hors d'atteinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a compris : il s'agit de pr&#233;senter ici non des promesses, mais des cibles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constituer et constitutionnaliser un Conseil National des M&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisme-fantoche d&#233;pendant du pouvoir politique, l'actuel Conseil Sup&#233;rieur de l'audiovisuel (CSA) est un organisme-croupion qui ne remplit que des fonctions subalternes sur un segment, somme toute restreint, du paysage m&#233;diatique. Il devrait &#234;tre remplac&#233; par un Conseil National des M&#233;dias, radicalement diff&#233;rent par son statut, sa composition et ses missions. Un tel Conseil devrait &#234;tre compos&#233; de repr&#233;sentants &#233;lus, de repr&#233;sentants des salari&#233;s des m&#233;dias et des usagers des m&#233;dias. En particulier, &#224; d&#233;faut d'une &#233;lection sp&#233;cifique (au demeurant envisageable), ce sont les proportions observ&#233;es lors du premier tour des &#233;lections l&#233;gislatives qui devraient &#234;tre respect&#233;es. Un tel Conseil devrait &#234;tre constitutionnalis&#233; et les rapports de ce &#171; quatri&#232;me pouvoir &#187; (dont la notion aurait ainsi une signification claire&#8230;) avec les autres pouvoirs trouver une place distincte dans la distribution des pouvoirs. Un tel Conseil devrait avoir en charge la r&#233;gulation de l'ensemble du secteur des m&#233;dias et notamment de l'application des dispositions l&#233;gislatives, de l'&#233;laboration des dispositions r&#233;glementaires et de l'affectation des ressources publiques. Bref, de la mise en &#339;uvre de l'ensemble des dispositions qui suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contrecarrer la concentration et la financiarisation des m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fense du pluralisme politique et de la diversit&#233; culturelle passe par la mise en &#339;uvre de dispositifs qui visent, directement et indirectement, &#224; limiter les concentrations financiaris&#233;es et &#224; leur opposer les renforcements des m&#233;dias sans but lucratif et des droits des journalistes et des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dispositifs anti-concentration ne consistent pas seulement, ni m&#234;me peut-&#234;tre prioritairement, en mesures d'imposition de seuils de concentration ; ils doivent veiller simultan&#233;ment &#224; contrecarrer la financiarisation des m&#233;dias et l'emprise de la publicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, la n&#233;cessit&#233; d'un ensemble de mesures l&#233;gislatives destin&#233;es &#224; abaisser le seuil des concentrations autoris&#233;es par les dispositions fran&#231;aises (et d'un combat pour son abaissement conjoint et unifi&#233; dans l'ensemble des pays europ&#233;ens) .Les crit&#232;res d'imposition de seuils de limitation des concentrations mono-m&#233;dias ou multim&#233;dias, devraient cumuler des seuils de concentration capitalistique, des limitations du nombre de titres et de canaux poss&#233;d&#233;s et des maxima d'audience ou de diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, il est indispensable d'interdire le contr&#244;le des actifs m&#233;diatiques par des firmes qui sont largement pr&#233;sentes dans d'autres secteurs d'activit&#233; &#233;conomique et, en particulier, par des firmes qui d&#233;pendent de l'obtention&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;de march&#233;s publics. De telles dispositions s'imposent particuli&#232;rement en France face &#224; l'emprise de Bouygues, Dassault et Lagard&#232;re. De m&#234;me, il est n&#233;cessaire non seulement de s'opposer &#224; toute nouvelle privatisation des m&#233;dias publics et des infrastructures de t&#233;l&#233;communication, mais &#233;galement de remettre en cause les privatisations d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;es et de s'opposer &#224; toute prise de contr&#244;le des m&#233;dias de masse par des fonds de pensions ou des groupes et conglom&#233;rats multinationaux. Enfin il convient de limiter l'ampleur des financements par la publicit&#233; en r&#233;duisant la surface ou la dur&#233;e des messages publicitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que la meilleure des r&#233;sistances contre les concentrations capitalistes r&#233;side dans la constitution d'un service public de l'information et de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constituer un service public de l'information et de la culture&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;L'information et la culture sont des biens communs. Ils ne peuvent le rester ou le devenir qu'&#224; condition que l'ensemble de leurs moyens de production et de diffusion fassent l'objet d'une appropriation d&#233;mocratique qui donne la priorit&#233; &#224; des m&#233;dias sans but lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle appropriation devrait reposer sur la conjugaison de deux formes de propri&#233;t&#233; : la propri&#233;t&#233; publique et la propri&#233;t&#233; coop&#233;rative L'ensemble de ces mesures pourraient permettre de d&#233;velopper un service public de l'information et de la culture, adoss&#233; &#224; deux formes de propri&#233;t&#233;s ou deux secteurs : le secteur public et le secteur associatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; L'appropriation publique n'est pas condamn&#233;e &#224; virer &#224; la confiscation &#233;tatique et bureaucratique, du moins sous certaines conditions, parmi lesquelles la constitution et la constitutionnalisation d'un Conseil National des M&#233;dias ind&#233;pendant et l'extension des droits des salari&#233;s des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette appropriation publique devrait inclure, sous des formes sp&#233;cifiques, le secteur public de l'audiovisuel, l'AFP et les infrastructures techniques des t&#233;l&#233;communications et permettre de mutualiser les moyens de production, d'impression et de diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'audiovisuel public devrait retrouver la ma&#238;trise de sa programmation et de sa strat&#233;gie &#233;conomique. Ce qui passe par la fin de la concurrence fauss&#233;e avec la principale cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision et donc la d&#233;privatisation de TF1. Ce qui suppose, en outre et entre autres, les mesures suivantes : l'int&#233;gration de l'audiovisuel ext&#233;rieur (RFI et France 24) &#224; France T&#233;l&#233;visions ; l'abrogation des d&#233;crets Tasca (qui contraignent &#224; un externalisation presque compl&#232;te de la production et &#224; l'abandon de tous les droits d&#233;riv&#233;s) ; l'augmentation progressive de la redevance qui serait rendue proportionnelle aux revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces conditions, l'offre multim&#233;dia, garante du pluralisme politique et de la diversit&#233; culturelle, pourrait &#234;tre effective sur tous les canaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; L'appropriation coop&#233;rative n'est pas condamn&#233;e &#224; l'impuissance pour peu que lui soient donn&#233;s les moyens l&#233;gaux et financiers de se d&#233;velopper. Les m&#233;dias associatifs et coop&#233;ratifs du tiers secteur (t&#233;l&#233;visions, radios, sites, journaux associatifs) sont aujourd'hui d&#233;laiss&#233;s : ils sont priv&#233;s de ressources suffisantes, d'acc&#232;s &#224; la TNT pour les t&#233;l&#233;visions et d'aide &#224; la presse pour les journaux et pour les sites associatifs qui n'emploient pas de journalistes professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'importance de ces m&#233;dias ne se mesure pas seulement &#224; leur audience quantitative (d'ailleurs souvent sous-estim&#233;e) : m&#233;dias de proximit&#233;, de partage et de solidarit&#233;, ils entretiennent des rapports qualitatifs irrempla&#231;ables avec leur usagers ; viviers de formation de journalistes et de cr&#233;ateurs culturels, ils sont indispensables &#224; la diversit&#233;, notamment sociale, de l'information et de la culture. Ce faisant, ils participent pleinement &#224; la refondation d'un service public bien compris. Ils doivent b&#233;n&#233;ficier d'une place et d'aides publiques appropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; La presse &#233;crite quotidienne confront&#233;e &#224; la crise du mod&#232;le &#233;conomique fond&#233; sur le double financement par la publicit&#233; et par les lecteurs, et &#224; l'&#233;rosion de son lectorat, vit sous perfusion, notamment gr&#226;ce aux aides publiques &#224; la presse. C'est pourquoi il est urgent de transformer ces aides, qu'elles soient directes ou indirectes, pour qu'elles soient attribu&#233;es prioritairement, voire exclusivement aux m&#233;dias sans but lucratif, qu'ils soient priv&#233;s ou associatifs, et donc de cr&#233;er un statut des soci&#233;t&#233;s de presse &#224; but non lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Garantir les droits des journalistes, des cr&#233;ateurs et des usagers&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ensemble des dispositions spoliatrices et liberticides, comprises dans les lois &#233;voqu&#233;es plus haut doivent &#234;tre abrog&#233;es. Les droits des journalistes, des cr&#233;ateurs et des usagers doivent &#234;tre garantis. Les journalistes doivent disposer de droits collectifs reconnus : c'est pourquoi il est n&#233;cessaire que les codes de d&#233;ontologie soient annex&#233;s &#224; la convention collective nationale et que les r&#233;dactions se voient reconna&#238;tre un statut juridique (et des droits effectifs) au sein de chaque m&#233;dia. Les usagers des m&#233;dias, pour ne pas &#234;tre trait&#233;s en simples consommateurs, doivent &#234;tre repr&#233;sent&#233;s, ne serait-ce qu'&#224; titre consultatif, dans les principales instances d'orientation et de r&#233;gulation des m&#233;dias. La critique des m&#233;dias, enfin, ne saurait &#234;tre limit&#233;e au &#171; Courrier des lecteurs &#187; et aux &#171; forums d'internautes &#187; ni &#234;tre r&#233;serv&#233;e aux professionnels de la profession et autres &#171; m&#233;diateurs &#187;. C'est pourquoi cette critique, dot&#233;e non de pouvoirs de sanction, mais de pouvoirs d'interpellation doit &#234;tre favoris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi ; pour qu'un autre monde soit possible, d'autres m&#233;dias sont n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler, janvier 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contribution publi&#233;e &#233;galement &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Transformer-les-medias&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site d'Acrimed&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le pluralisme politique dans l'audiovisuel</title>
		<link>https://henri-maler.fr/Le-pluralisme-politique-dans-l-audiovisuel.html</link>
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		<dc:date>2023-10-15T17:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Transformer les m&#233;dias</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un pluralisme mutil&#233; : un pluralisme comptable, temp&#233;r&#233; par des &#233;valuations arbitraires.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://henri-maler.fr/-Sur-les-medias-.html" rel="directory"&gt;Sur les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Pluralisme-+.html" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Propositions-+.html" rel="tag"&gt;Transformer les m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://henri-maler.fr/local/cache-vignettes/L150xH105/arton78-cb186.jpg?1726250900' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment le pluralisme politique est-il officiellement garanti dans l'audiovisuel ? Pour le comprendre et l'&#233;valuer, il est n&#233;cessaire d'entrer dans le d&#233;tail. C'est fastidieux, mais indispensable. On d&#233;couvre alors &#224; quel point ce pluralisme est mutil&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En guise d'introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Le pluralisme dans les m&#233;dias, entendu de fa&#231;on &#233;largie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la pluralit&#233; des opinions, la diversit&#233; des informations, la vari&#233;t&#233; des go&#251;ts et des cultures. C'est ce que l'on a tent&#233; d'&#233;tablir dans une article pr&#233;c&#233;dent : &lt;a href=&#034;https://www.henri-maler.fr/Pluralisme-et-medias-de-quoi-parle-t-on.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pluralisme et m&#233;dias : de quoi parle-t-on ? &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garantir la pluralit&#233; des opinions, soit ! Mais lesquelles ? Ces opinions peuvent &#233;maner de plusieurs sources et concerner les domaines les plus divers. C'est pourtant la pluralit&#233; des opinions politiques &#8211; l'expression de pluralisme politique dans les m&#233;dias &#8211; qui fait l'objet des principales attentions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; L'expression plurielle des opinions politiques dans les m&#233;dias &#8211; le pluralisme politique dans les m&#233;dias &#8211; rev&#234;t deux formes ou dimensions relativement distinctes : le pluralisme dans l'expression des institutions et des partis politiques et, abstraction faite de ce dernier, le pluralisme dans l'expression des opinions politiques au sein de tous les m&#233;dias ou au sein d'un m&#234;me m&#233;dia. Autrement dit, on ne saurait confondre ces deux formes de pluralisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; le pluralisme institutionnel et partisan : l'expression de pluralit&#233; des institutions et des partis politiques dans les m&#233;dias et la repr&#233;sentation qui est accord&#233;e &#224; chacun d'eux ; &lt;br class='manualbr' /&gt;&#8211; le pluralisme politique &#233;ditorial : l'expression des opinions politiques propres &#224; chaque m&#233;dia, mais aussi au sein de chacun d'entre eux et, plus g&#233;n&#233;ralement, dans tous les m&#233;dias, que ces derni&#232;res expressions &#233;manent des journalistes eux-m&#234;mes ou d'autres commentateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, pour faire court, il convient de distinguer le &lt;strong&gt;pluralisme partisan&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;pluralisme &#233;ditorial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; L'&#233;valuation et la r&#233;gulation de ces deux formes de pluralisme sont des plus probl&#233;matiques. Dans la presse &#233;crite (imprim&#233;e ou num&#233;rique) &#8211; nous y reviendrons &#8211; elles ne peuvent faire l'objet d'aucune r&#233;gulation impartiale de leur contenu par aucune autorit&#233; institutionnelle et sont abandonn&#233;es de fait aux effets r&#233;put&#233;s vertueux de la concurrence entre les m&#233;dias et de la conscience professionnelle de leurs r&#233;dactions et surtout de leurs chefferies. Dans l'audiovisuel en revanche, l'expression du pluralisme politique fait l'objet d'une r&#233;gulation et d'une &#233;valuation par l' &#171; Autorit&#233; de r&#233;gulation de la communication audiovisuelle et num&#233;rique &#187; (Arcom) qui a succ&#233;d&#233; au &#171; Conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel (CSA). L'Arcom entend &lt;a href=&#034;https://www.arcom.fr/nos-missions/pluralisme-et-cohesion-sociale/proteger-le-pluralisme-politique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Prot&#233;ger le pluralisme politique &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(4)&lt;/strong&gt; Mais cette &#233;valuation et cette r&#233;gulation par l'Arcom concernent presque exclusivement le pluralisme institutionnel et partisan et ne visent pour l'essentiel qu'&#224; garantir la r&#233;partition des temps de parole et d'antenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, et c'est d&#233;cisif, l'Arcom de tient aucun compte de l'existence effective d'un pluralisme &#233;ditorial dont d&#233;pend largement l'exercice effectif du pluralisme partisan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fixant &#171; les modalit&#233;s du relev&#233; et de la transmission des temps d'intervention des personnalit&#233;s politiques &#187;, l'Arcom veille sur cette r&#233;partition et sa vigilance repose sur la distinction entre &lt;i&gt;&#171; Le pluralisme au quotidien &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; le pluralisme en p&#233;riode &#233;lectorale &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. &#171; Une approche quantitative&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L' Arcom se pr&#233;vaut, selon ses propres termes, d'adopter une &#171; approche quantitative &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(5)&lt;/strong&gt; La m&#233;thode de calcul des temps de parole adopt&#233;e pour garantir &lt;strong&gt;&#171; le pluralisme au quotidien &#187;, &lt;/strong&gt;selon des modalit&#233;s d&#233;termin&#233;es depuis le 1er janvier 2018 est le suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;&#171; Le pouvoir ex&#233;cutif se voit r&#233;server un acc&#232;s &#224; l'antenne correspondant au &lt;strong&gt; tiers du temps total d'intervention &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;[soulign&#233; par moi].&lt;i&gt; Dans ce temps de parole, sont d&#233;compt&#233;es les interventions : du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui en raison de leur contenu et de leur contexte, rel&#232;vent du d&#233;bat politique national, des collaborateurs du Pr&#233;sident de la R&#233;publique ; des membres du Gouvernement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;&#171; Le reste du temps total d'intervention est r&#233;parti &lt;strong&gt;selon le principe d'&#233;quit&#233; &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;[soulign&#233; par moi] &lt;i&gt;entre les partis et mouvements politiques qui expriment les grandes orientations de la vie politique nationale.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; Les crit&#232;res sur lesquels s'appuie l'Arcom comprennent notamment les r&#233;sultats des consultations &#233;lectorales, le nombre et les cat&#233;gories d'&#233;lus, l'importance des groupes parlementaires ou les indications de sondages d'opinion. La contribution des formations politiques &#224; l'animation du d&#233;bat politique est &#233;galement prise en compte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(6)&lt;/strong&gt; La m&#233;thode employ&#233;es pour garantir le pluralisme &lt;strong&gt;&#171; pendant une &#233;lection &#187;&lt;/strong&gt; distingue des r&#232;gles &lt;i&gt;&#171; pr&#233;cis&#233;es &#224; l'occasion de chaque campagne &#233;lectorale par une recommandation compl&#233;mentaire de l'Arcom. Il s'agit d'un texte qui d&#233;termine certaines r&#232;gles particuli&#232;res pour l'&#233;lection consid&#233;r&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;.. Elles &lt;i&gt;&#171; s'appliquent g&#233;n&#233;ralement pendant les six semaines qui pr&#233;c&#232;dent le scrutin. Cette dur&#233;e peut toutefois &#234;tre augment&#233;e ou r&#233;duite en fonction des particularit&#233;s de l'&#233;lection consid&#233;r&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors, la m&#233;thode adopt&#233;e par le CSA pour garantir &#171; le pluralisme en p&#233;riode &#233;lectorale &#187; comptabilisait, en les distinguant, le temps de parole et le temps d'antenne : &lt;i&gt;&#171; Le temps de parole correspond &#224; la diffusion de toutes les interventions d'un candidat ou de ses soutiens. Le temps d'antenne recouvre, d'une part, le temps de parole et, d'autre part, l'ensemble des &#233;l&#233;ments &#233;ditoriaux consacr&#233;s &#224; un candidat ou &#224; ses soutiens &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette comptabilit&#233; distingue deux principes, correspondant &#224; deux types d'&#233;lections : le principe d'&#233;galit&#233; et le principe d'&#233;quit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Arcom les pr&#233;sente dans cet ordre : le &#171; principe d'&#233;quit&#233; &#187; d'abord, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(7) &#171; Le principe d'&#233;galit&#233; &lt;/strong&gt; &#187;, nous dit l'Arcom, est une &lt;i&gt;&#171; sp&#233;cificit&#233; de la campagne pr&#233;sidentielle &#187;&lt;/i&gt;. Ce principe &lt;i&gt;&#171; implique que les temps de parole et d'antenne des candidats et de leurs soutiens soient &#233;gaux &#187;&lt;/i&gt;, mais seulement &lt;i&gt;&#171; &#224; compter du d&#233;but de la campagne officielle &#187;&lt;/i&gt;, c'est &#224; dire pendant six semaines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le principe d'&#233;galit&#233; implique que les temps de parole et d'antenne des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(8) &lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Le &#171; principe d'&#233;quit&#233; &#187;,&lt;/strong&gt; applicables aux &#233;lections nationales &#224; l'exception de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, &lt;i&gt;&#171; implique que les services de t&#233;l&#233;vision allouent aux candidats (ou aux partis politiques) et &#224; leurs soutiens des temps de parole ou d'antenne en tenant compte de leur repr&#233;sentativit&#233; et de leur implication effective dans la campagne &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;L'appr&#233;ciation de la notion d'&#233;quit&#233; se fonde sur &lt;br class='manualbr' /&gt;- la repr&#233;sentativit&#233; des candidats qui prend en compte, en particulier, les r&#233;sultats du candidat ou de la formation politique aux plus r&#233;centes &#233;lections ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- la capacit&#233; &#224; manifester concr&#232;tement son implication dans la campagne : organisation de r&#233;unions publiques, participation &#224; des d&#233;bats, d&#233;signation d'un mandataire financier, et plus g&#233;n&#233;ralement toute initiative permettant de porter &#224; la connaissance du public les &#233;l&#233;ments du programme du candidat.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, l'Arcom reprend litt&#233;ralement les pr&#233;conisations de l'ex-CSA.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II. Un pluralisme mutil&#233;&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(9)&lt;/strong&gt; Les r&#232;gles arithm&#233;tiques, particuli&#232;rement &#171; hors p&#233;riode &#233;lectorale &#187;, sont, &#224; bien des &#233;gards, absurdes, voire grotesques. En clair : inacceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette comptabilit&#233; est d'autant plus inacceptable qu'elle attribue 30% du temps de parole &#224; l'ex&#233;cutif : un temps de parole amplifi&#233; par la majorit&#233; parlementaire qu'elle soit absolue ou relative. Ce que l'ex-CSA d&#233;signait, sans fausse pudeur, comme la constitution &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt; d'un &lt;i&gt;&#171; bloc majoritaire &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jusqu'alors, pour le CSA, le &#171; pluralisme hors p&#233;riode &#233;lectorale &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prime consid&#233;rable accord&#233; &#224; l'ex&#233;cutif et &#224; sa majorit&#233; parlementaire &#233;pouse la constitution pr&#233;sidentialiste (ou quasi-pr&#233;sidentialiste) de la Ve R&#233;publique. Qu'on s'accorde ou non avec cette constitution, il n'existe aucune raison &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; pour que celle-ci dicte les conditions du pluralisme politique dans l'audiovisuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi il convient d'ajouter qu'il n'existe aucune raison, quels que soient les modes de scrutin et l'appr&#233;ciation que l'on peut porter sur chacun d'eux, d'indexer l'expression institutionnelle et partisane en dehors des p&#233;riodes &#233;lectorales, sur les r&#233;sultats des scrutins majoritaires &#224; deux tours, notamment &#224; l'occasion des &#233;lections l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(10)&lt;/strong&gt; Ce pluralisme comptable est temp&#233;r&#233; par des crit&#232;res quantitatifs et qualitatifs absurdes et arbitraires. En effet, du CSA &#224; l'Arcom, le &#171; principe d'&#233;quit&#233; &#187; s'est &#171; enrichi &#187; de crit&#232;res h&#233;t&#233;roclites, soumis &#224; des &#233;valuations incontr&#244;lables et arbitraires. Qui nous dira comment sont pris en compte &#171; &lt;i&gt;les r&#233;sultats des consultations &#233;lectorales, le nombre et les cat&#233;gories d'&#233;lus, l'importance des groupes parlementaires ou les indications de sondages d'opinion &lt;/i&gt; &#187; ? Ou encore&lt;i&gt; &#171; La contribution des formations politiques &#224; l'animation du d&#233;bat politique &#187;. &lt;/i&gt;Comment prendre en compte les sondages d'opinion si l'on ne pr&#233;cise pas de quels sondages il s'agit, sans m&#234;me se soucier de la critique des sondages ? Comment &#233;valuer &#171; &lt;i&gt;la contribution des formations politiques &#224; l'animation du d&#233;bat politique &#187; &lt;/i&gt; : quelle &#233;valuation ? parce que la seule consid&#233;ration qualitative prise en compte en p&#233;riode &#233;lectorale &#8211; &lt;i&gt;&#171; la capacit&#233; &#224; s'impliquer dans la campagne &#233;lectorale &#187;&lt;/i&gt; &#8211; ouvre la voie &#224; des interpr&#233;tations arbitraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(11)&lt;/strong&gt; La fr&#233;quence des &#233;lections qui impliquent tout le territoire national rend artificielle la distinction entre les p&#233;riodes &#233;lectorales et celles qui ne le sont pas. D&#232;s lors, si l'on exclut les bidouillages arbitraires, la seule &#171; approche quantitative &#187; indiscutable qui devrait s'imposer en toutes p&#233;riodes est celle d'une r&#233;partition des temps de parole et des temps d'antenne proportionnelle aux r&#233;sultats de la pr&#233;c&#233;dente &#233;lection nationale au suffrage universel, qu'elle soit pr&#233;sidentielle, l&#233;gislative ou europ&#233;enne : les r&#233;sultats obtenus au premier tour quand il s'agit d'une &#233;lection &#224; deux tours, avec, &#233;ventuellement, une prime &#224; l'ex&#233;cutif (Pr&#233;sident et gouvernement). Il n'existe aucune raison d'aligner le pluralisme m&#233;diatique sur les r&#232;gles des scrutins majoritaires. La seule &#171; approche quantitative &#187;, une r&#233;serve pr&#232;s : l'&#233;galit&#233; des temps de parole et d'antenne pendant chaque campagne &#233;lectorale, apr&#232;s d&#233;p&#244;t des candidatures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(12)&lt;/strong&gt; Encore ne s'agit-il, vu de l'Arcom, que d'une approche quantitative qui, limit&#233;e du pluralisme institutionnel et partisan (et temp&#233;r&#233;e par des crit&#232;res qualitatifs arbitraires), donne l'illusion de la rigueur : elle peut &#234;tre parfaitement mystificatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une m&#234;me raison : elle ne tient aucun compte (ou presque) de l'interf&#233;rence entre le pluralisme partisan et l'orientation &#233;ditoriale de chaque m&#233;dia audiovisuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; En d&#233;pit de la distinction entre les temps de parole et les temps d'antenne, cette comptabilit&#233; ne tient aucun compte des conditions d'expression des institutions et des partis repr&#233;sent&#233;s ou des divers types d'&#233;mission &#8211; qu'il s'agisse des horaires de diffusion, du format et la dur&#233;e des &#233;missions, de leur genre (entretien ou d&#233;bat) et ou de l'attitude des journalistes concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; L' &#171; approche quantitative &#187; &#233;valuation ne tient pas compte, m&#234;me si l'on s'en tient aux opinions strictement politiques, de l'orientation des informations et des commentaires qui ne sont pas consacr&#233;s &#224; un candidat particulier : que ces informations et commentaires &#233;manent directement de journalistes, de chroniqueurs ou de consultants ou que ces acteurs soient confront&#233;s dans des d&#233;bats. &#192; quelques r&#233;serves pr&#232;s, valable pour les campagnes &#233;lectorales, dont celle-ci sous le titre &lt;i&gt;&#171; &#171; Les r&#232;gles concernant le traitement de la campagne &#187;&lt;/i&gt;, d'une folle audace : &lt;i&gt;&#171; Le traitement &#233;ditorial doit s'appuyer sur la mesure et respecter l'honn&#234;tet&#233; en ce qui concerne le traitement et l'utilisation d'extraits de d&#233;claration des candidats&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouve aussi des &#171; r&#232;gles concernant le journalistes et chroniqueurs &#187; : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, le pluralisme partisan est indissociable du pluralisme &#233;ditorial (de ses limites, de ses mutilations)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(13)&lt;/strong&gt; Ces derniers points sont d&#233;cisifs. Sauf &#224; se laisser berner par un &#233;lectoralisme de pacotille, la focalisation sur la comptabilit&#233; des temps de parole et des temps d'antenne des partis et des institutions politiques masque l'&#233;valuation du pluralisme &#233;ditorial qu'il soit strictement politique ou s'&#233;tende &#224; d'autres domaines : les questions &#233;conomiques, les questions &#233;cologiques, les questions de soci&#233;t&#233;, les questions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Quel pluralisme &#233;ditorial, d&#232;s lors qu'il est strictement politique, peut &#234;tre garanti quand les commentaires prennent le pas sur les informations et que ces commentaires sont confi&#233;s &#224; des journalistes qui se comportent en accompagnateurs plus ou moins distants des principaux partis et des principales institutions ? Quand ce journalisme de microcosme est flanqu&#233; de politologues qui se pr&#233;valent d'une pr&#233;tendue science, de sondologues qui pr&#233;tendent lire dans les entrailles de l'opinion et de communicants qui confondent la politique et la publicit&#233; ? Quand enfin les d&#233;bats les confrontent le m&#234;me et le presque pareil, si ce n'est toujours par leur orientation politique, du moins par leur conception de la politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Quel pluralisme &#233;ditorial, d&#232;s lors qu'il s'&#233;tend &#224; des questions dont la politique s'empare, mais qui ne se r&#233;duisent pas &#224; un traitement partisan, peut &#234;tre garanti quand, chaperonn&#233;e par de commentateurs omnipr&#233;sents parce qu'ils se croient ou qu'on les croit omniscients, l'expression sur ces questions est monopolis&#233;e par un cercle restreint de sp&#233;cialistes et d'experts ajust&#233;s aux opinions dominantes ? Quand, en particulier, un &#171; nous &#187; occidental et europ&#233;en conditionne la plupart des analyses ? Ou encore quand l'orthodoxie &#233;conomique lib&#233;rale et les lobbys qui la servent dominent &#224; la fois l'espace acad&#233;mique et l'espace m&#233;diatique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(14)&lt;/strong&gt; En ces mati&#232;res, les d&#233;s&#233;quilibres les plus flagrants &#8211; et ils sont nombreux &#8211; ne peuvent ni ne doivent &#234;tre corrig&#233;s par une repr&#233;sentation proportionn&#233;e aux r&#233;sultats &#233;lectoraux (quand ce n'est pas aux sondages d'opinion). Les arguments ne sont ni des votes ni leur repr&#233;sentation. Pour ne pas &#234;tre livr&#233;s &#224; de nouveaux chiens de garde de la domination, le journalisme devrait exercer la p&#233;dagogie dont il se pr&#233;vaut. Pourquoi faudrait-il esp&#233;rer qu'un enseignant (par exemple en philosophie, en &#233;conomie ou en sciences sociales) informe de fa&#231;on &#233;quilibr&#233;e (&#224; d&#233;faut de neutralit&#233;) sur les conceptions en pr&#233;sence, et abandonner le journalisme aux commentaires &#224; voix multiples, mais &#224; sens unique ? Un journalisme d'information devrait faire pr&#233;valoir la polyphonie des arguments en pr&#233;sence, expos&#233;s de la fa&#231;on la plus exact possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; l'on voit que la pluralit&#233; des opinions d&#233;pend largement de la diversit&#233; des informations Or informer (avant de commenter) c'est pr&#233;senter les arguments en pr&#233;sence sur les questions controvers&#233;es, c'est faire valoir la diversit&#233; et la polyphonie des arguments sans les peser au tr&#233;buchet des voix, des opinions ou de l'audimat. En cela devrait consister aussi le journalisme d'information. Nous en sommes loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(15)&lt;/strong&gt; L'Arcom ne peut ni ne veut intervenir sur ce terrain : la r&#233;gulation du pluralisme &#233;ditorial n'entre pas dans ses comp&#233;tences. Cela rel&#232;verait de celles d'un tout autre organisme de r&#233;gulation des m&#233;dias et des journalismes. Elle rel&#232;ve surtout des conditions d'appropriation des m&#233;dias et d'exercice du pluralisme &#233;ditorial entre les m&#233;dias et au sein de chacun d'eux. C'est une tout autre &#224; affaire, de loin la principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Version revue et compl&#233;t&#233;e de &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Pluralisme-l-expression-de-la-pluralite-des-opinions-dans-l-audiovisuel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pluralisme : l'expression de la pluralit&#233; des opinions dans l'audiovisuel &#187;&lt;/a&gt;. Cet article &#233;tait, mis en discussion au sein m&#234;me d'Acrimed qui pr&#233;cise : &#171; sous cette forme, il n'engage donc que son auteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette actualisation porte notamment sur le remplacement des r&#233;f&#233;rences au CSA par des r&#233;f&#233;rences &#224; l'Arcom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le site d'Acrimed l'article initial est compl&#233;t&#233; en annexe par des analyses pr&#233;cises du pluralisme an&#233;mi&#233; qui m&#233;riteraient d'&#234;tre actualis&#233;es depuis 2015 sur &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique461.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le pluralisme par temps d'&#233;lection&lt;/a&gt; et : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique463.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le pluralisme par tous les temps&lt;/a&gt; (sur les opinions politiques et sur les opinions &#233;conomiques)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Arcom les pr&#233;sente dans cet ordre : le &#171; principe d'&#233;quit&#233; &#187; d'abord, le &#171; principe d'&#233;galit&#233; &#187; ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le principe d'&#233;galit&#233; implique que les temps de parole et d'antenne des candidats et de leurs soutiens soient &#233;gaux (cf : article 3 de la [loi n&#176;62-1292 du 6 novembre 1962 relative &#224; l'&#233;lection du Pr&#233;sident de la R&#233;publique au suffrage universel).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jusqu'alors, pour le CSA, le &#171; pluralisme hors p&#233;riode &#233;lectorale &#187; distinguait le &lt;i&gt;&#171; bloc majoritaire &#187;&lt;/i&gt; (les interventions du pr&#233;sident de la R&#233;publique dans le d&#233;bat politique national et les parlementaires de la majorit&#233;) et l'opposition qui devait disposer au moins de 50% du temps cumul&#233; par le &lt;i&gt;&#171; bloc majoritaire &#187;&lt;/i&gt;. Quant aux &lt;i&gt;&#171; autres formations parlementaires &#187;&lt;/i&gt; et aux &lt;i&gt;&#171; partis non repr&#233;sent&#233;s au Parlement &#187;&lt;/i&gt;, ils se voyaient attribuer, sans autre pr&#233;cision, un &lt;i&gt;&#171; temps de parole &#233;quitable &#187;&lt;/i&gt;. Du CSA &#224; l'Arcom, la notion de &#171; bloc majoritaire &#187; a disparu. Demeure en revanche la surrepr&#233;sentation de l'ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouve aussi des &#171; r&#232;gles concernant le journalistes et chroniqueurs &#187; : &#171; Jusqu'&#224; la date d'ouverture de la campagne officielle, les journalistes ou chroniqueurs qui sont candidats peuvent intervenir sur les antennes &#224; condition que leurs propos ne puissent pas avoir d'incidence de nature &#224; porter atteinte &#224; l'&#233;galit&#233; des candidats. Ils doivent s'abstenir de para&#238;tre sur les antennes dans l'exercice de leur fonction &#224; compter de l'ouverture de la campagne officielle et jusqu'&#224; la cl&#244;ture du scrutin. &#187;. Ainsi que d'autres dispositions, parmi lesquelles : l'interdiction de diffuser des propos &#224; caract&#232;re &#233;lectoral et d'&#233;l&#233;ments de sondage ou de r&#233;sultats du scrutin (&#8230;) la veille et le jour du scrutin jusqu'&#224; la cl&#244;ture du vote.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pluralisme et m&#233;dias : de quoi parle-t-on ?</title>
		<link>https://henri-maler.fr/Pluralisme-et-medias-de-quoi-parle-t-on.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://henri-maler.fr/Pluralisme-et-medias-de-quoi-parle-t-on.html</guid>
		<dc:date>2023-07-31T09:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Transformer les m&#233;dias</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le pluralisme, entendu de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, rev&#234;t ou devrait rev&#234;tir plusieurs formes &#224; distinguer en droit, bien qu'il ne soit pas toujours ais&#233; de les distinguer en fait.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://henri-maler.fr/-Sur-les-medias-.html" rel="directory"&gt;Sur les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Pluralisme-+.html" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Propositions-+.html" rel="tag"&gt;Transformer les m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://henri-maler.fr/local/cache-vignettes/L150xH105/arton77-732c3.jpg?1726250900' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pluralisme, entendu de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, rev&#234;t ou devrait rev&#234;tir plusieurs formes &#224; distinguer en droit, bien qu'il ne soit pas toujours ais&#233; de les distinguer en fait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un principe : le pluralisme politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de pluralisme d&#233;signe prioritairement &lt;strong&gt;le pluralisme politique&lt;/strong&gt;, entendu comme un principe d'organisation de la soci&#233;t&#233; et de l'&#201;tat : le principe qui reconna&#238;t et garantit l'expression et la repr&#233;sentation de la diversit&#233; des opinions politiques, et en particulier de leur repr&#233;sentation institutionnelle et partisane , c'est-&#224;-dire le multipartisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendu comme principe d'organisation de la soci&#233;t&#233; et de l'&#201;tat , le principe du pluralisme doit ou devrait trouver sa traduction dans l'espace m&#233;diatique, en prenant soin de distinguer, bien qu'ils soient interd&#233;pendants, le pluralisme des productions m&#233;diatiques et la pluralit&#233; des supports et des op&#233;rateurs. C'est-&#224; dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Pluralisme des productions m&#233;diatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pluralisme des productions m&#233;diatiques englobe des productions relativement distinctes : le pluralisme politique proprement dit, le pluralisme des opinions de toutes natures, ainsi que la &lt;strong&gt;diversit&#233;&lt;/strong&gt; des informations et la &lt;strong&gt;vari&#233;t&#233;&lt;/strong&gt; des go&#251;ts et des culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Le &lt;strong&gt;pluralisme politique &lt;/strong&gt;rev&#234;t,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;dans les m&#233;dias, deux formes ou dimensions relativement distinctes : le pluralisme dans l'expression des institutions et des partis politiques et, abstraction faite de ce dernier, le pluralisme dans l'expression des opinions politiques au sein de tous les m&#233;dias ou au sein d'un m&#234;me m&#233;dia. On ne saurait confondre ces deux formes de pluralisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;le pluralisme institutionnel et partisan&lt;/strong&gt; : l'expression de pluralit&#233; des institutions et des partis politiques dans les m&#233;dias et la repr&#233;sentation qui est accord&#233;e &#224; chacun d'eux ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;le pluralisme &#233;ditorial&lt;/strong&gt; : l'expression des opinions politiques propres &#224; chaque m&#233;dia, mais aussi au sein de chacun d'entre eux et, plus g&#233;n&#233;ralement, dans tous les m&#233;dias, que ces derni&#232;res expressions &#233;manent des journalistes eux-m&#234;mes ou d'autres commentateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Arcom (ex-CSA) est charg&#233;e de &lt;a href='https://henri-maler.fr/https :/www.csa.fr/Proteger/Garantie-des-droits-et-libertes/Proteger-le-pluralisme-politique'&gt;Prot&#233;ger le pluralisme politique&lt;/a&gt;. Cette &#171; Autorit&#233; de r&#233;gulation de la communication audiovisuelle et num&#233;rique &#187; distingue &#171; le pluralisme au quotidien &#187; et le pluralisme &#171; pendant une &#233;lection &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Force est de constater que &#171; Le pluralisme au quotidien &#187; (comme l'Arcom le d&#233;signe) repose aujourd'hui sur une surrepr&#233;sentation de l'ex&#233;cutif (1/3 du temps de parole) et sur un &#171; principe d'&#233;quit&#233; &#187; qui amalgame des crit&#232;res disparates. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Force est des constater que &#171; Pendant une &#233;lection &#187;, le principe d'&#233;quit&#233; amalgame &#224; nouveau des crit&#232;res disparates. Quant au &#171; principe d'&#233;galit&#233; &#187;, il ne s'applique qu'&#224; la campagne pr&#233;sidentielle et seulement &#171; &#224; compter du d&#233;but de la campagne officielle &#187; (pour une dur&#233;e 12 jours en 2022).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que ces crit&#232;res, strictement quantitatifs, ne tiennent aucun compte des conditions qualitatives d'expression des protagonistes et que le pluralisme &#233;ditorial ne fait l'objet de la part de l'Arcom d'aucune r&#233;gulation, hormis pendant la compagne officielle de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tout cela, il faudra revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2&lt;/strong&gt;) Le pluralisme dans les m&#233;dias ne se limite pas (ou ne devrait pas se limiter) &#224; l'expression et la repr&#233;sentation de la diversit&#233; des seules opinions politiques. Il doit (ou devrait) englober l'expression de toutes les opinions. Le pluralisme d&#233;signe alors &lt;strong&gt;le pluralisme des opinions de toutes natures&lt;/strong&gt; ou, pour dire dans le langage de nombre de d&#233;cisions du Conseil Constitutionnel, &lt;i&gt;&#171; le pluralisme des courants d'expression socioculturels &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir sur le site sur le site JurisPedia : [D&#233;cision n&#176; 86-217 DC, 18 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou &lt;i&gt;&#171; le pluralisme des courants de pens&#233;e et d'opinion &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plusieurs fois &#233;voqu&#233; en ces termes. Par exemple : D&#233;cision n&#176; 2004-497 DC (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : pluralisme dont il est soulign&#233;, dans toutes les d&#233;cisions correspondantes, qu'il est &lt;i&gt;&#171; en lui-m&#234;me un objectif de valeur constitutionnelle &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; Enfin le pluralisme dans les m&#233;dias, entendu de fa&#231;on &#233;largie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la &lt;strong&gt;pluralit&#233;&lt;/strong&gt; des opinions, mais aussi&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;diversit&#233;&lt;/strong&gt; des informations et la &lt;strong&gt;vari&#233;t&#233;&lt;/strong&gt; des go&#251;ts et des culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;strong&gt;4)&lt;/strong&gt; En d&#8216;autres termes, pour peu qu'on ne confonde pas le pluralisme avec la &lt;strong&gt;multiplicit&#233;&lt;/strong&gt; toujours souhaitable des m&#233;dias et de leurs op&#233;rateurs, le pluralisme dans les m&#233;dias, entendu de fa&#231;on &#233;largie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la &lt;strong&gt;pluralit&#233;&lt;/strong&gt; des opinions, la &lt;strong&gt;diversit&#233;&lt;/strong&gt; des informations, la &lt;strong&gt;vari&#233;t&#233;&lt;/strong&gt; des go&#251;ts et des cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(5)&lt;/strong&gt; Le pluralisme ainsi compris doit s'exercer, pour &#234;tre lui-m&#234;me pleinement garanti, selon deux modalit&#233;s : comme un pluralisme g&#233;n&#233;ralis&#233; et comme un pluralisme particulier &#224; chaque m&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Comme un &lt;strong&gt;pluralisme g&#233;n&#233;ralis&#233;&lt;/strong&gt; &#224; l'ensemble de l'espace m&#233;diatique ou &#224; un secteur de cet espace (presse, radio, t&#233;l&#233;vision, internet).&lt;br class='manualbr' /&gt;- Comme un &lt;strong&gt;pluralisme particulier&lt;/strong&gt; &#224; chaque m&#233;dia qui diff&#232;re selon qu'il s'agit de m&#233;dias d'opinion qui assument une orientation &#233;ditoriale de parti-pris (voire partisane) ou de m&#233;dias de consensus qui pr&#233;tendent f&#233;d&#233;rer des publics ou des usagers ind&#233;pendamment de leurs opinions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Pluralit&#233; des supports et des op&#233;rateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Le pluralisme ainsi entendu - le pluralisme politique (qu'il soit &#233;ditorial ou partisan) , la diversit&#233; des informations, la vari&#233;t&#233; des go&#251;ts et cultures (et donc des contenus) - ne doit pas &#234;tre confondu avec &lt;strong&gt;la pluralit&#233;&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;la multiplicit&#233;&lt;/strong&gt; des supports et des op&#233;rateurs qui, sous r&#233;serve de certaines pr&#233;cisions, est une condition primordiale du pluralisme proprement dit. Cette confusion est entretenue par le Conseil constitutionnel lui-m&#234;me&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Statuant sur &#171; le pluralisme des quotidiens d'information politique et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; C'est &#224; &lt;strong&gt;la multiplicit&#233; des m&#233;dias et des op&#233;rateurs&lt;/strong&gt; (que les dispositifs anti-concentrations visent &#224; garantir) que fait ou devrait faire r&#233;f&#233;rence, en toute rigueur, la distinction fr&#233;quemment op&#233;r&#233;e entre le pluralisme &#171; externe &#187; et le pluralisme &#171; interne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- En toute rigueur, la notion de &lt;strong&gt;pluralisme &#171; externe &#187;&lt;/strong&gt; devrait exclusivement viser la multiplicit&#233; des m&#233;dias et, plus pr&#233;cis&#233;ment, la distribution (et la limitation) des parts de capital qu'une m&#234;me personne physique ou morale peut poss&#233;der dans plusieurs m&#233;dias (eux m&#234;me en nombre d&#233;fini).&lt;br class='manualbr' /&gt;- Et la notion de &lt;strong&gt;pluralisme &#171; interne &#187;&lt;/strong&gt; devrait &#234;tre r&#233;serv&#233;e &#224; la distribution (et &#224; la limitation) des parts de capital d&#233;tenues par des op&#233;rateurs dans une m&#234;me entreprise m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que, dans nombre de textes, plus ou moins officiels, la distinction en question recouvre tant&#244;t les dispositifs qui sont sens&#233;s garantir ces multiplicit&#233;s, tant&#244;t le contenu du pluralisme qu'ils garantissent. C'est ainsi que le pluralisme interne fait souvent r&#233;f&#233;rence au pluralisme des contenus, et le pluralisme externe au pluralisme des op&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Les principes et rep&#232;res ainsi pos&#233;s peuvent guider les diagnostics, &#224; commencer par celui-ci que l'on peut livrer sans attendre : dans les m&#233;dias dominants, qu'ils soient publics ou priv&#233;s, pr&#233;vaut, de quelque fa&#231;on qu'on l'entende et dans toutes ses dimensions (opinions, informations, go&#251;ts et cultures), un pluralisme rabougri. Encore convient-il de pr&#233;ciser ce diagnostic s'agissant notamment de la pluralit&#233; des opinions politiques (qu'elles soient partisanes ou &#233;ditoriales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, pluralisme des productions et pluralit&#233; de supports et des op&#233;rateurs sont interd&#233;pendants, selon des modalit&#233;s qui doivent &#234;tre pr&#233;cis&#233;es. Mais c'est en fonction de ces principes et rep&#232;res expos&#233;s ci-dessus que l'on peut tenter de r&#233;pondre notamment aux questions suivantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Qu'en est-il des effets des concentrations et de la concurrence capitalistes sur le pluralisme dans les m&#233;dias ? Ou, en d'autres termes, &#224; quelles conditions la multiplicit&#233; des op&#233;rateurs et des m&#233;dias peut-elle favoriser, dans toutes ses dimensions, le pluralisme ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Qu'en est-il l'expression de la pluralit&#233; des opinions ? Et que valent de r&#232;gles et conditions auxquelles elle est soumise, dans l'audiovisuel, dans la presse &#233;crite et sur internet ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces questions seront consacr&#233;s de prochains articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Version revue et compl&#233;t&#233;e de &lt;a href='https://henri-maler.fr/[https:/www.acrimed.org/Pluralisme-de-quoi-parle-t-on-&gt;https:/www.acrimed.org/Pluralisme-de-quoi-parle-t-on'&gt;&#171; Pluralisme : de quoi parle-t-on ? &#187;&lt;/a&gt;], article publi&#233; le 1er mars 2015, sur le site d'Acrimed.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir sur le site sur le site JurisPedia : [D&#233;cision n&#176; 86-217 DC, 18 septembre 1986, ou &lt;a href=&#034;http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-con..cision-n-86-217-dc-du-18-septembre-1986.8289.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site du Conseil constitutionnel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plusieurs fois &#233;voqu&#233; en ces termes. Par exemple : &lt;a href=&#034;http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-con..ecision-n-2004-497-dc-du-01-juillet-2004.902.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;cision n&#176; 2004-497 DC du 01 juillet 2004&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Statuant sur &lt;i&gt;&#171; le pluralisme des quotidiens d'information politique et g&#233;n&#233;rale &#187;&lt;/i&gt;, le Conseil constitutionnel attribue la garantie du pluralisme &#224; la seule multiplicit&#233; de ces quotidiens (&lt;a href=&#034;http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-con..decision-n-84-181-dc-du-11-octobre-1984.8135.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;cision n&#176; 84-181 DC du 11 octobre 1984&lt;/a&gt;). Mais statuant sur la libert&#233; de communication audiovisuelle, le Conseil constitutionnel souligne que la libert&#233; de communication ne serait pas effective &lt;i&gt;&#171; si le public (&#8230;) n'&#233;tait pas &#224; m&#234;me de disposer, aussi bien dans le cadre du secteur public que dans celui du secteur priv&#233;, de programmes qui garantissent l'expression de tendances de caract&#232;res diff&#233;rents &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-con..ecision-n-2004-497-dc-du-01-juillet-2004.902.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;cision n&#176; 2004-497 DC du 01 juillet 2004&lt;/a&gt;) : laissant ainsi entendre que ce n'est pas seulement la multiplicit&#233; des canaux, mais la diversit&#233; des programmes qui doit garantir le pluralisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit &#224; l'information, ses conditions et ses cons&#233;quences</title>
		<link>https://henri-maler.fr/Le-droit-a-l-information-ses-conditions-et-ses-consequences.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://henri-maler.fr/Le-droit-a-l-information-ses-conditions-et-ses-consequences.html</guid>
		<dc:date>2022-12-30T06:52:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Transformer les m&#233;dias</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour une appropriation d&#233;mocratique des m&#233;dias : quelques principes.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://henri-maler.fr/-Sur-les-medias-.html" rel="directory"&gt;Sur les m&#233;dias&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://henri-maler.fr/+-Propositions-+.html" rel="tag"&gt;Transformer les m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://henri-maler.fr/local/cache-vignettes/L150xH91/arton73-bbbd8.jpg?1726251037' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une appropriation d&#233;mocratique des m&#233;dias est plus que jamais n&#233;cessaire. Pour guider critiques et projets, quelques principes le sont aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; l'information (et &#224; la culture)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le droit &#224; l'information recouvre en v&#233;rit&#233; deux droits indissociables : le droit d'informer et le droit d'&#234;tre inform&#233;. Le pr&#233;ambule de la Charte de Munich adopt&#233;e en 1971 par des repr&#233;sentants des f&#233;d&#233;rations de journalistes de la Communaut&#233; europ&#233;enne, de Suisse et d'Autriche, ainsi que par diverses organisations internationales de journalistes, s'ouvre sur la proclamation suivante : &#171; Le droit &#224; l'information, &#224; la libre expression et &#224; la libre critique, ainsi qu'&#224; la diversit&#233; des opinions est une libert&#233; fondamentale de tout &#234;tre humain. &#187; Un tel principe, l&#233;gitime s'agissant d'une &#171; Charte des droits et devoirs des journalistes &#187;, devrait &#234;tre pr&#233;cis&#233; pour &#234;tre &#233;lev&#233; au rang de principe g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En toute rigueur, parler de droit &#224; l'information, c'est invoquer le droit d'&#234;tre inform&#233;. Mais ce droit fonde et conditionne le droit d'informer. Le droit &#224; l' information recouvre donc deux droits indissociables : celui d'informer (de produire des informations), et celui d'&#234;tre inform&#233; (de disposer de ces informations). Et ces droits supposent que soient garantis les moyens de les exercer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait pr&#233;tendre que le droit d'informer est pleinement exerc&#233; quand la majorit&#233; des citoyens en sont exclus et que le droit d'&#234;tre inform&#233; est garanti quand il est arbitrairement mutil&#233;. Et ce qui est vrai de l'information l'est aussi de la culture dont l'information elle-m&#234;me est une composante essentielle. Le droit &#224; la culture recouvre en v&#233;rit&#233; deux droits : le droit de produire et le droit de disposer des &#339;uvres culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces productions, sans doute, ne se valent pas. Mais s'il appartient &#224; la libre critique de s'efforcer de les d&#233;partager, il n'appartient &#224; aucun pouvoir &#233;conomique ou politique d'exercer &#224; leur endroit une censure pr&#233;alable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est vrai des &#339;uvres culturelles proprement dites s'entend plus g&#233;n&#233;ralement de l'ensemble des productions qui, quels qu'en soient la nature (scientifique, artistique ou sportive, notamment), la destination (l'&#233;ducation ou le divertissement) et le support, exc&#232;dent les limites de l'information proprement dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit d'informer est, comme la libert&#233; d'expression et d'opinion, un droit social qui devrait &#234;tre universellement partag&#233;. Le droit d'informer ne saurait &#234;tre r&#233;serv&#233; &#224; des groupements publics et priv&#233;s qui pr&#233;tendent s'en r&#233;server l'usage parce qu'ils en monopolisent les moyens. Plus pr&#233;cis&#233;ment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le droit d'informer appartient &#224; tous et n'est pas le monopole des m&#233;dias &#233;tablis et des journalistes professionnels, quel que soit le r&#244;le irrempla&#231;able que ceux-ci peuvent jouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le droit d'informer n'est vraiment garanti que dans la mesure o&#249; les citoyens disposent des moyens ad&#233;quats &#224; la production de leur propre information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le droit d'informer, comme le droit d'&#234;tre inform&#233;, n'est pas ou ne devrait pas &#234;tre un privil&#232;ge (et a fortiori le monopole) des journalistes (et encore moins, des entreprises qui les emploient, surtout quand celles-ci ont pour principal objectif de r&#233;aliser des profits). C'est un droit des citoyens qui, quand on se tient &#224; hauteur des grands principes, ne saurait diviser les b&#233;n&#233;ficiaires de ce droit entre des &#171; citoyens passifs &#187; &#224; qui l'information est destin&#233;e et des &#171; citoyens actifs &#187; qui la produisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc indispensable de lutter prioritairement contre les formidables in&#233;galit&#233;s qui existent en mati&#232;re d'information entre d'un c&#244;t&#233; les m&#233;dias priv&#233;s et la puissance publique et de l'autre la majorit&#233; de la population, et non de les ent&#233;riner, comme le font les d&#233;fenseurs d'un statu quo dont ils esp&#232;rent tirer avantage (ou qu'ils n'esp&#232;rent modifier qu'en d&#233;mantelant le secteur public de l'audiovisuel et en muselant les m&#233;dias associatifs, au b&#233;n&#233;fice des seuls m&#233;dias commerciaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit d'informer et le droit d'&#234;tre inform&#233; &#233;tant indissociables, ce sont ces deux droits qui fondent ensemble la libert&#233; de la presse telle que la loi l'encadre ou devrait l'encadrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233; de la presse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;La libert&#233; de la presse est une libert&#233; dont doivent l&#233;galement disposer tous les citoyens. La libert&#233; de la presse est un principe. La libert&#233; de la presse est un droit universel que r&#233;sume en le fondant l'article 11 de la D&#233;claration fran&#231;aise des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : &#171; La libre communication des pens&#233;es et des opinions est un des droits les plus pr&#233;cieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, &#233;crire, imprimer librement, sauf &#224; r&#233;pondre &#224; l'abus de cette libert&#233; dans les cas d&#233;termin&#233;s par la Loi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la libert&#233; de la presse n'est pas seulement un principe. En effet, ainsi fond&#233;e, la libert&#233; de la presse ne saurait, en droit, &#234;tre organis&#233;e et limit&#233;e que par la loi [Version inaugurale en France : la loi du 29 juillet 1881 sur la libert&#233; de la presse]. Encore convient-il que celle-ci soit conforme au droit universel qui la fonde. En fait, cette libert&#233; est gravement mutil&#233;e, non seulement par certaines dispositions l&#233;gales, mais aussi et surtout par les conditions &#233;conomiques et sociales de son exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces entraves appellent donc les pr&#233;cisions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;- La libert&#233; de la presse ne saurait &#234;tre une libert&#233; mise &#224; la disposition exclusive de l'&#201;tat, de ses gouvernants (ex&#233;cutifs et parlementaires) et de son administration. Elle ne saurait &#234;tre non plus arbitrairement conditionn&#233;e par les choix du pouvoir politique. Comment, sinon, cette libert&#233; ne serait-elle pas le monopole ou le quasi-monopole d'un secteur public assujetti, voire l'instrument d'une domination autoritaire ou dictatoriale (qui existent encore dans de nombreux pays) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La libert&#233; de la presse ne saurait &#234;tre non plus une libert&#233; mise &#224; la disposition des seules entreprises priv&#233;es (et de leurs actionnaires). Comment, sinon, ne serait-elle pas une simple variante de la libert&#233; industrielle et commerciale et un privil&#232;ge des propri&#233;taires et actionnaires de ces entreprises ? Plus pr&#233;cis&#233;ment, la libert&#233; de la presse ne saurait &#234;tre confondue avec la libert&#233; sans frein conc&#233;d&#233;e &#224; des investisseurs priv&#233;s de s'approprier des m&#233;dias et de proc&#233;der &#224; leur concentration, notamment quand ils sont pr&#233;sents dans d'autres secteurs &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La libert&#233; de la presse ne saurait &#234;tre enfin r&#233;serv&#233;e aux seuls journalistes pour qu'ils la mettent &#224; la disposition de tous les citoyens, mais une libert&#233; dont devraient disposer tous les citoyens de produire et de diffuser des informations et des opinions. Comment, sinon, ne serait-elle pas un privil&#232;ge des journalistes (et de leurs employeurs)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La libert&#233; de la presse n'est pas un privil&#232;ge des journalistes, mais un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, la libert&#233; de la presse ne saurait &#234;tre un but en soi, quand elle ne peut &#234;tre qu'un moyen : la condition indispensable non seulement de la libert&#233; d'opinion (qui pourrait n'&#234;tre que la libert&#233; d'opiner &#224; titre priv&#233;), mais surtout de la libert&#233; d'expression et de critique publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit d'informer et le droit d'&#234;tre inform&#233; &#233;tant indissociables, ce sont ces deux droits qui fondent ensemble la libert&#233; de la presse ; c'est &#224; leur respect que la libert&#233; de la presse doit &#234;tre mesur&#233;e. La libert&#233; de la presse n'est donc illimit&#233;e, sous r&#233;serve de pr&#233;server les autres libert&#233;s civiles, que dans la mesure o&#249; elle est destin&#233;e &#224; garantir le droit &#224; l'information. La libert&#233; de la presse n'est garantie que dans la mesure o&#249; le droit d'informer n'est ni soumis &#224; la tutelle du pouvoir politique ni assujetti aux objectifs commerciaux des groupes financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux droits ne sont pas seulement compromis quand le pouvoir politique exerce directement sa tutelle sur les m&#233;dias, mais aussi quand la concentration et la financiarisation des m&#233;dias (leur subordination &#224; la logique du profit) permettent de conjuguer toutes les formes de domination : &#233;conomique, politique et m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Publicit&#233; de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le droit &#224; l'information concerne tous les aspects de la vie &#233;conomique, sociale et politique. Il ne saurait, en particulier, s'arr&#234;ter aux portes des minist&#232;res et des entreprises. Ce droit est un droit &#224; la publicit&#233; qui suppose la lev&#233;e des secrets et des entraves qui privent les citoyens des informations d'int&#233;r&#234;t public (qu'elles soient de sources gouvernementales, administratives ou &#233;conomiques), et par cons&#233;quent, &#171; le libre acc&#232;s &#224; toutes les sources d'information et le droit d'enqu&#234;ter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique &#187;, ainsi que le revendique, pour les seuls journalistes, la Charte de Munich. Celle-ci pr&#233;cise : &#171; Le secret des affaires publiques ou priv&#233;es ne peut en ce cas &#234;tre oppos&#233; au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprim&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ces droits ne sont pas rationnellement limit&#233;s, mais arbitrairement mutil&#233;s, quand le droit d'informer est monopolis&#233; par des pouvoirs publics qui exercent un droit de censure illimit&#233;, par des pouvoirs sociaux qui s'entourent de secrets destin&#233;s &#224; garantir leur puissance, par des pouvoirs m&#233;diatiques qui se soumettent alternativement ou conjointement aux pouvoirs politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice du droit &#224; la publicit&#233; suppose donc :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le libre acc&#232;s aux documents administratifs, aujourd'hui pr&#233;vu sous une forme restrictive&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#234;me par le Freedom of Information Act adopt&#233; aux Etats-Unis en 1966 ou le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le libre acc&#232;s &#224; tous les documents &#233;conomiques et financiers d'int&#233;r&#234;t public, et par cons&#233;quent l'abolition du secret bancaire ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La protection effective du secret des sources (telle qu'elle est pr&#233;vue, par exemple, par la loi belge du 7 avril 2005&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consultable sur le site de l'Association des journalistes professionnels de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'extension de ce droit &#224; la publicit&#233; aux entreprises &#8211; v&#233;ritables zones de non-droit &#224; l'information &#8211; et particuli&#232;rement aux entreprises m&#233;diatiques elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les droits d'informer et d'&#234;tre inform&#233; concernent en particulier l'information sur les entreprises qui produisent l'information. L'exercice de ces droits, non seulement ne rel&#232;ve pas seulement de ces entreprises, mais il suppose donc l'exercice effectif du droit de les critiquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune confusion n'est possible entre la libre critique de l'information et du journalisme et les attaques liberticides contre la libert&#233; de la presse et l'ind&#233;pendance des journalistes, contrairement &#224; ce que tentent de faire croire ceux qui entendent r&#233;server le monopole de la critique des m&#233;dias aux seuls tenanciers des m&#233;dias (qui n'en abusent gu&#232;re, il est vrai...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qualit&#233; de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;On ne saurait confondre, comme invitent &#224; le faire les tenanciers des m&#233;dias commerciaux, et, plus g&#233;n&#233;ralement, les tenants du lib&#233;ralisme le plus d&#233;brid&#233;, la libert&#233; de la presse et la libert&#233; des entreprises de presse, quel que soit leur statut, de faire et de produire n'importe quoi, n'importe comment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La qualit&#233; de l'information ne peut &#234;tre garantie par le seul respect de r&#232;gles d&#233;ontologiques, si le respect de celles-ci est soumis &#224; des conditions de production de l'information qui incitent &#224; les transgresser en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La qualit&#233; de l'information ne peut &#234;tre garantie quand elle est subordonn&#233;e &#224; une concurrence commerciale effr&#233;n&#233;e qui dicte la recherche par tous les moyens d'une audience maximale ; quand les informations sont prioritairement, voire exclusivement, trait&#233;es comme des produits quelconques (quand ils ne sont pas frelat&#233;s), destin&#233;s non &#224; des citoyens mais &#224; des clients ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La qualit&#233; de l'information ne peut &#234;tre garantie que dans la mesure o&#249; celle-ci n'est pas un pur enjeu de concurrence commerciale, mais r&#233;sulte d'une conflictualit&#233; d&#233;mocratique effective. L'information est n&#233;cessairement un enjeu de luttes et de conflits qui supposent un d&#233;bat organis&#233; et permanent. C'est de l'organisation m&#234;me de l'espace m&#233;diatique, des formes d'appropriation des m&#233;dias et des pouvoirs dont disposent les producteurs et les destinataires de l'information que d&#233;pendent la qualit&#233; des conflits dont l'information est l'enjeu et le produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; et la qualit&#233; de l'information et du d&#233;bat public d&#233;pendent donc de ses conditions de production et de diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En particulier&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le respect des r&#232;gles d&#233;ontologiques suppose que celles-ci soient int&#233;gr&#233;es &#224; la convention collective nationale des journalistes. Mais ce respect restera caduc si les journalistes ne disposent d'aucun pouvoir collectif sur les choix &#233;conomiques, l'organisation des r&#233;dactions et l'orientation &#233;ditoriale des m&#233;dias dans lesquelles ils travaillent ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'organisation d&#233;mocratique du droit &#224; l'information suppose que soient abolies les formes les plus outranci&#232;res et autoritaires d'intervention arbitraire et directe du pouvoir politique. Encore convient-il de se pr&#233;munir contre le retour toujours possible de ces formes d'intervention et contre la persistance de formes plus insidieuses ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'organisation d&#233;mocratique du droit &#224; l'information suppose que l'espace m&#233;diatique ne soit pas livr&#233; &#224; des m&#233;dias concentr&#233;s et financiaris&#233;s, aux app&#233;tits de leurs actionnaires et aux alliances qu'ils peuvent contracter avec le pouvoir politique. Partout, ces groupes cherchent &#224; s'opposer &#224; toute forme de r&#233;gulation de la concentration et de la financiarisation des m&#233;dias, &#224; obtenir des d&#233;r&#233;gulations qui leur soient profitables ou &#224; contourner les r&#233;gulations existantes. Toutes les formes de censure, visibles et invisibles, se multiplient. Les journalistes, consentants ou rebelles, subissent une profonde d&#233;gradation de leurs m&#233;tiers, notamment parce que le journalisme est un laboratoire de la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont donc, une fois encore, les formes d'appropriation, de financement et de r&#233;gulation de l'espace m&#233;diatique lui-m&#234;me qui sont en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pluralisme de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les droits d'informer et d'&#234;tre inform&#233; ne peuvent &#234;tre garantis que par le pluralisme, g&#233;n&#233;ralement compris comme pluralisme des opinions politiques, mais dont le principe doit &#234;tre clarifi&#233; et &#233;tendu. Le pluralisme suppose que la multiplicit&#233; toujours souhaitable des m&#233;dias favorise la pluralit&#233; des opinions et la diversit&#233; (mais aussi fasse droit &#224; la vari&#233;t&#233; des go&#251;ts et des cultures). Le pluralisme, pour &#234;tre lui-m&#234;me pleinement garanti, doit s'exercer selon deux modalit&#233;s : comme un pluralisme g&#233;n&#233;ralis&#233; et comme un pluralisme particulier &#224; chaque m&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comme un pluralisme g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'ensemble de l'espace m&#233;diatique (que l'on pourrait qualifier d'&#171; externe &#187;, si ce qualificatif n'&#233;tait pas souvent retenu pour d&#233;signer exclusivement la pluralit&#233; des op&#233;rateurs eux-m&#234;mes) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comme un pluralisme particulier &#224; chaque m&#233;dia (que l'on pourrait qualifier d'&#171; interne &#187;) diff&#232;re selon qu'il s'agit de m&#233;dias d'opinion qui assument une orientation &#233;ditoriale de parti pris (voire partisane) ou de m&#233;dias de consensus qui pr&#233;tendent f&#233;d&#233;rer des publics ou des usagers ind&#233;pendamment de leurs opinions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, contrairement &#224; une illusion et une confusion r&#233;pandues et entretenues, la pluralit&#233; des op&#233;rateurs, des titres et des canaux n'est pas une garantie suffisante de pluralisme effectif. Loin s'en faut. En particulier, la concentration des m&#233;dias et la concurrence commerciale qui les oppose assujettissent le pluralisme &#224; des logiques marchandes (et partisanes) qui minent la diversit&#233; des informations (gagn&#233;e par une certaine uniformit&#233;) et la pluralit&#233; des opinions (marqu&#233;e par la marginalisation des minorit&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ind&#233;pendance de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le droit d'informer et d'&#234;tre inform&#233;, fondements de la libert&#233; de la presse, garantis par un pluralisme v&#233;ritable, supposent l'ind&#233;pendance des producteurs d'information et, au premier chef, l'ind&#233;pendance des journalistes. Les journalistes ne vivent pas en &#233;tat d'apesanteur : ils d&#233;pendent toujours, jusqu'&#224; un certain point, de leur trajectoire sociale, de leur statut professionnel et de l'environnement &#233;conomique et politique qui p&#232;se sur eux. Mais cette relative d&#233;pendance peut &#234;tre limit&#233;e et une ind&#233;pendance relative doit &#234;tre garantie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'ind&#233;pendance des journalistes n'est garantie que dans la mesure o&#249; ils ne sont soumis ni &#224; l 'arbitraire du pouvoir politique, ni &#224; celui de leurs employeurs, qu'ils soient publics ou priv&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'ind&#233;pendance des journalistes repose sur les combats indispensables, toujours l&#233;gitimes et souvent prioritaires, contre toutes les formes de violence perp&#233;tr&#233;e contre les journalistes par des forces politiques ou militaires, et pour la protection de l'activit&#233; des journalistes contre les ing&#233;rences arbitraires ou autoritaires (voire dictatoriales) du pouvoir politique. Mais ces combats ne suffisent pas &#224; pr&#233;server l'ind&#233;pendance des m&#233;dias et des producteurs d'informations. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'ind&#233;pendance des journalistes suppose qu'ils soient soustraits &#224; l'arbitraire des directions entrepreneuriales, manag&#233;riales et &#233;ditoriales, toujours promptes &#224; se mobiliser contre toutes les formes de violence et d'arbitraire, except&#233; les leurs. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'ind&#233;pendance individuelle de chaque journaliste d&#233;pend de l'ind&#233;pendance collective des r&#233;dactions. La protection contre les pressions directes qui peuvent s'exercer sur chacun d&#233;pend des pouvoirs collectifs dont les journalistes doivent disposer dans chaque m&#233;dia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Appropriation des m&#233;dias&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'appropriation priv&#233;e (et concentr&#233;e) des moyens d'information et de communication n'est pas une fatalit&#233;. L'appropriation publique n'est pas condamn&#233;e &#224; virer au contr&#244;le &#233;tatique sur l'information. Sans doute, l'exp&#233;rience historique enseigne-t-elle que, sous couvert de d&#233;fense de l ' int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (du peuple, de la r&#233;volution, etc.), le contr&#244;le gouvernemental sur les m&#233;dias est une tentation permanente. Mais nous ne saurions confondre ce contr&#244;le gouvernemental avec toutes les formes de garanties et d'aides publiques destin&#233;es &#224; pr&#233;server et &#224; d&#233;velopper un service public de l'information (de la culture et du divertissement). De m&#234;me, l'exp&#233;rience historique enseigne que, sous couvert de rentabilit&#233; d'entreprises m&#233;diatiques qui doivent &#234;tre en mesure de financer leurs activit&#233;s, l'assujettissement aux lois du march&#233; finit par imposer la recherche prioritaire de profits. Nous ne saurions confondre les conditions de rentabilit&#233; et les conditions de profitabilit&#233; qui soumettent les entreprises m&#233;diatiques aux int&#233;r&#234;ts particuliers des groupes financiers et de leurs actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les quelques principes et rep&#232;res qui peuvent guider les projets de transformation et d'appropriation d&#233;mocratique des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Contribution publi&#233;e dans le n&#176;30 de Savoir/Agir, revue trimestrielle de l'association savoir/agir, d&#233;cembre 2014, p. 113-119. Consultable &lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-savoir-agir-2014-4-page-113.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site de Cairn info&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; La libert&#233; de la presse n'est pas un privil&#232;ge des journalistes, mais un droit des citoyens &#187;,&lt;/i&gt; proclame &#224; juste titre la premi&#232;re phrase de l'Appel de la Colline (lanc&#233; avec &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt; par plus de quarante titres de presse, associations de d&#233;fense des libert&#233;s, syndicats, et des dizaines de personnalit&#233;s politiques et de la soci&#233;t&#233; civile, pour d&#233;fendre la libert&#233; de l'information). Mais il ne pr&#233;cise pas de quelle libert&#233; de la presse il est question.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#234;me par le &lt;i&gt;Freedom of Information Act &lt;/i&gt;adopt&#233; aux Etats-Unis en 1966 ou le &lt;i&gt;Freedom of Information Act&lt;/i&gt; adopt&#233; en 2000 en Grande-Bretagne, puisque les &#171; sources documentaires &#187; ne concernent que celles &#233;manant des agences f&#233;d&#233;rales, et encore, non sans restriction (concernant par exemple toutes les informations ayant trait &#224; la s&#233;curit&#233; de l'&#201;tat, telles celles de la NSA, de la CIA ou des diff&#233;rents corps d 'arm&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Consultable sur le site de l'Association des journalistes professionnels de Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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